La Poudrière #3 - Féministes contre le fascisme

La Poudre



Bienvenue dans ce nouvel épisode de La Poudrière, dans laquelle je vous propose de réécouter des extraits des archives de La Poudre qui viennent éclairer notre époque. Nous sommes la veille du 8 mars 2025, et je n’ai pas eu à réfléchir très longtemps pour trouver ce que j’allais vous proposer de réécouter aujourd’hui.Dans cet épisode intitulé Féministes contre le fascisme, enregistré au point éphémère en avril 2022, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, je recevais l’historienne et co-fondatrice de Stop Bolloré, Mathilde Larrere l’autrice et sociologue Kaoutar Harchi et la militante de révolution permanente Sasha Yaropolskaya, trois activistes aguerries, trois guerrières de l’anti-fascisme.Je me souviens à l’époque, en 2022, on me disait souvent que le mot fascisme, que j’avais tendance à employer pour désigner l’extrême-droite française, était un peu exagéré. Je le disais et le martelais pourtant à longueur de podcasts et de livres : ce à quoi nous étions en train d’assister c’était bel et bien la montée d’un nouveau fascisme.Je suis à la fois terrifiée et rassurée de voir qu’aujourd’hui ce mot s’est banalisé, et que plus grand-monde n’hésite à l’employer quand il s’agit de qualifier les politiques discriminatoires menées par les dirigeants d’extrême-droite du monde occidental, qu’il s’agisse de Donald Trump aux États-Unis, de la Hongrie de Victor Orban, ou de l’Italie de Georgia Meloni.Ce que raconte cet épisode, c’est aussi que le fascisme a toujours été le principal ennemi du féminisme. Et c’est pour cela qu’il faut employer les mots justes. Quand on brandit à tort et à travers le mot féminisme ou le mot femme pour promouvoir des politiques d’exclusion qui visent à enlever des droits à des personnes, qu’il s’agisse de personnes migrantes, de personnes trans, ou de toute autre personne minorisée dans la société, ce n’est pas du féminisme.Dans cet épisode mes invitées et moi-même mettions en garde contre les dangers du fémonationalisme qui s’affirme comme l’un des outils préférés de l’extrême-droite pour imposer ses idées dans la société.J’ai choisi de vous faire écouter un passage où nous nous interrogeons sur l’importance d’utiliser les bons mots pour désigner les réalités politiques auxquelles nous assistons.J’espère qu’ils vous inspirera. Si vous avez aimé cet extrait, je vous invite à écouter l’épisode en entier. N’hésitez pas à mettre des cœurs ou des étoiles pour faire remonter La Poudre dans les applications de podcast. Si vous voulez soutenir mon travail, lire des textes inédits sur le féminisme et la santé mentale, rejoignez-moi sur Substack où j’ai lancé une newsletter intitulée La Douceur et dans laquelle je partage chaque semaine des ressources qui parlent de féminisme et de santé mentale, pour continuer de lutter et surtout d’espérer.Merci aux personnes qui ont rendu La Poudre possible à l’époque : Zisla Tortello, Aurore Mahieu et Gaïa Marty. Et merci à celles qui m’accompagnent aujourd’hui : Marion Emerit, Marie Laurence-Chérie, Lou Ozanam Simon.Et surtout, merci à vous de continuer à faire parler La Poudre.Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.